Les apiculteurs de Monein appellent au piégeage : Monein soutient ces actions avec la plateforme BeesForLife

Article paru dans sud Ouest :Les apiculteurs de Monein appellent au piégeage massif du frelon asiatique

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Par Hervé Pouyau SUD OUEST 

Publié le 10/03/2025 à 10h32.

Mis à jour le 10/03/2025 à 15h58.

Des apiculteurs de l’Ouest Béarnais tirent la sonnette d’alarme face à la prolifération du frelon asiatique, qui décime les ruches et menace la biodiversité. Ils insistent sur l’importance d’un piégeage collectif et précoce

« J’ai l’impression d’élever des abeilles pour nourrir les frelons asiatiques », peste Jérôme Nolivos. Apiculteur professionnel à Cardesse, il témoigne de la perte, en 2024, d’un rucher (de 20 ruches) décimé par l’ennemi public numéro 1 des pollinisatrices, source de sa nourriture protéique. « Le nombre conséquent de mes ruches (250) me permet de m’en sortir », lâche le professionnel dont le salut passe aussi « par le déplacement des essaims en montagne où il y a moins de frelons ». Une solution peu envisageable pour Didier Merville et Alain Barre, apiculteurs amateurs dont les abeilles ont aussi été la proie du prédateur.

Réunis, jeudi 6 mars, au domicile de ce dernier - également désinsectiseur de nids - pour alerter sur ce fléau, le trio est rejoint par le vigneron Claude Loustalot qui fait également part de l’attirance du frelon asiatique pour les raisins sucrés. « Dévastateur pour l’écosystème, le frelon peut être agressif pour l’homme si son nid - « dans les arbres, haies, toitures, tas de bois, etc. » - est menacé », enchérissent les apiculteurs. « Nous voulons sensibiliser la population, les élus et les services publics sur l’ampleur du phénomène », expriment-ils en prêchant « le piégeage collectif ».

Nid primaire

« Il faut que chacun s’y mette », insiste Didier Merville car « rien, ou presque, n’est mis en place par les élus », regrette Jérôme Nolivos. « C’est maintenant qu’il faut piéger ! » recommande Alain Barre, période où « la reine est en quête de nid primaire pour donner naissance ensuite à des ouvrières meurtrières ». « Chacun peut réaliser un piège avec une bouteille plastique percée de quelques trous de 10 mm (équivalent à la taille du frelon) et suspendu par le bouchon », explique-t-il, démonstration à l’appui. Des modèles plus sophistiqués - « peu coûteux » - sont également en vente dans les commerces.

Rempli de 300 ml d’un appât sucré constitué à parts égales de bière, sirop et vin blanc - ce dernier repoussant les abeilles - « le piège doit être sélectif ».

Contacts : Didier Merville, 07 83 26 10 10 (biocasau64@mailo.fr) ; Alain Barre, 06 83 23 87 61.

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